Convention d'appui à la lutte contre la pauvreté et l'accès à l'emploi : point d'étape

 
 
Convention d'appui à la lutte contre la pauvreté et l'accès à l'emploi : point d'étape

Jean-Marie Girier, Préfet du Territoire de Belfort et Florian Bouquet, Président du Conseil départemental ont co-présidé, vendredi 23 avril, le comité de suivi de la convention d’appui à la lutte contre la pauvreté et l’accès à l’emploi en présence de Maurice Tubul, Haut-Commissaire à la lutte contre la pauvreté.

Conclue en juin 2019 entre l’État et le Département, chef de file de l’action sociale, la CALPAE décline, au niveau local, la stratégie nationale de prévention et de lutte contre la pauvreté et se traduit par la mise en œuvre d’actions concrètes au plus près des populations.

Elle permet ainsi de valoriser et de développer des politiques sociales volontaristes, que ce soit dans le domaine de l’insertion des bénéficiaires du RSARevenu de solidarité active, de l’accueil inconditionnel social de proximité, la formation des travailleurs sociaux ou encore au titre des initiatives départementales tout en apportant un cofinancement de l’État.

Au titre de l’avenant 2021, l’État s’engage à hauteur de 350 K€ et le département à plus de 520K dont 390K€ de crédits valorisés.

Alors que la convention triennale entre dans sa dernière année, l’État, le Département ainsi que l’ensemble des partenaires mobilisés s’engagent à poursuivre et accélérer la dynamique initiée pour atteindre les objectifs fixés en particulier sur l’insertion des bénéficiaires du RSARevenu de solidarité active, la garantie d’activité et le diagnostic de mobilité, priorités pour 2021.

A l’occasion de cette réunion, le Haut-Commissaire à la lutte contre la pauvreté a également souhaité rappeler, à travers quelques exemples, tout l’engagement de l’État auprès des publics terrifortains les plus précaires :

  • le soutien d’une dizaine de projets dans le cadre d’appels à projets régionaux dont dernièrement ceux proposés par l’E2C pour son projet d’accompagnement psychologique des jeunes et le projet de SAS soutenu par la Régie de quartier
  • la création d’un point conseil budget (PCB) pour lutter contre le surendettement
  • le versement de l’aide exceptionnelle de solidarité à près de 10 000 foyers dont 11 000 enfants ( près de 6M€ en 2020)
  • l’accompagnement de l’hébergement d’urgence à hauteur de 2M€
  • l’appui à l’aide alimentaire à hauteur de 129 K€ et 42 K€ en chèques service

Au cours de cette année, un effort particulier sera également engagé sur le déploiement des dispositifs « petit-déjeuner gratuit » et « cantine à 1 € » pour lesquels l’aide de l’État a été revalorisée, la création de places en crèche à vocation d’insertion professionnelle en lien avec la CAF (places dites AVIP) et l’obligation de formation des 16-18 ans en lien notamment avec l’AFPA pour prévenir le décrochage scolaire .

Les engagements de la convention :
- prévenir toute « sortie sèche » pour les jeunes « sortants » de l’aide sociale à l’enfance (ASE) ;
- refonder et revaloriser le travail social au service de toutes les familles en généralisant les démarches de premier accueil social inconditionnel de proximité et  de référents de parcours ;
- améliorer l’orientation et l’insertion professionnelle des allocataires du revenu de solidarité active (RSARevenu de solidarité active)  (orientation et parcours – Garantie d’activité)
- mettre en place un plan de formation des travailleurs sociaux
Par ailleurs, la convention signée engage l’État et le Département à appuyer financièrement des actions spécifiques initiées par le Département et adaptées à ses publics précaires.