10 mai - Journée nationale des Mémoires de la Traite, de l’Esclavage et de leur Abolition

 
 
10 mai - Journée nationale des Mémoires de la Traite, de l’Esclavage et de leur Abolition

Depuis 2006, le 10 mai est la "journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leur abolition". Cette date a été choisie sur proposition du comité pour la mémoire de l’esclavage.

Le 10 mai fait le lien entre l'histoire de l'esclavage et sa mémoire contemporaine. Il renvoie :

  • à la déclaration de Delgrès en 1802 "le dernier cri de l'innocence et du désespoir" en faveur de la liberté universelle refusant de se rendre aux troupes napoléoniennes venues rétablir l'esclavage
  • aux combats des abolitionnistes
  • à l’adoption à l’unanimité par le Sénat, en deuxième et dernière lecture de la loi de 2001 reconnaissant la traite et l’esclavage comme un crime contre comme crime contre l'humanité (loi n° 2001-434 du 21 mai 2001)

La France est le premier État et demeure le seul qui à ce jour ait déclaré la traite négrière et l’esclavage "crime contre l’humanité", elle est également le seul État à avoir décrété une journée nationale de commémoration.

La date du 23 mai honore quant à elle la mémoire des esclaves. Cette journée rappelle d'une part celle de l'abolition officielle de l'esclavage en 1848 et, d'autre part, celle de la marche silencieuse du 23 mai 1998 où près de 40000 Ultramarins se présentant comme "des descendants d'esclaves" ont manifesté dans les rues de Paris pour affirmer leur place dans l'Histoire de France. Cette mobilisation contribuera au débat national aboutissant au vote du 21 mai 2001, reconnaissant l'esclavage en tant que crime contre l'humanité.

Cérémonie commémorative au lycée Courbet

A l'occasion de la Journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions, Sophie Elizéon, préfète du Territoire de Belfort a présidé vendredi 10 mai une cérémonie commémorative organisée au lycée G.Courbet en présence des autorités civiles et militaires.

Levée des couleurs, lecture de texte, allocution de madame la Préfète, plantation d'un arbre des Libertés, lecture théâtrale "A fond de cale" et chant ont rythmé cette cérémonie à laquelle ont pris part des cadets et cadettes de la Défense ainsi que les lycéens et lycéennes des classes de Seconde 201 et 210 ayant participé au concours "La Flamme de l’Égalité"   organisé par les Ministères chargés de l’Éducation nationale et des Outre-mer, le Comité National pour la Mémoire et l’Histoire de l’Esclavage (CNMHE) et la Délégation Interministérielle pour la Lutte contre le Racisme l’Antisémitisme et la Haine anti-LGBT (DILCRAH).

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Lecture d'un extrait du discours d'Aimé Césaire prononcé le 21 juillet 1945 à l'occasion de la fête traditionnelle dite de Victor Schoelcher par un cadet de la Défense.

> Extrait du discours d'Aimé Césaire - format : PDF sauvegarder le fichiersauvegarder le fichier - 0,12 Mb

Plantation de l'arbre des Libertés

Lecture d'un texte théâtral

> A fond de cale - Ecriture théâtrale - format : PDF sauvegarder le fichiersauvegarder le fichier - 0,07 Mb

Chant interprété par les lycéens de seconde 201

> Les Pionniers de l'Egalité - Chanson 201 - format : PDF sauvegarder le fichiersauvegarder le fichier - 0,04 Mb