Projet Alimentaire Territorial dans le Territoire de Belfort

 
 
Projet Alimentaire Territorial dans le Territoire de Belfort

Les projets alimentaires territoriaux (PAT) ont pour objectif de relocaliser l'agriculture et l'alimentation dans les territoires en soutenant l'installation d'agriculteurs, les circuits courts ou les produits locaux dans les cantines.

Issus de la Loi d'avenir pour l'agriculture qui encourage leur développement depuis 2014, ils sont élaborés de manière collective à l’initiative des acteurs d'un territoire (collectivités, entreprises agricoles et agroalimentaires, artisans, citoyens etc.).

Dans le Territoire de Belfort, environ 325 exploitations agricoles sont implantées dans notre département, majoritairement en polyculture-élevage. Parmi celles-ci, une soixantaine valorisent une partie au moins de leur production en circuits de proximité, une vingtaine sont en agriculture biologique, 55 sont engagées dans des mesures agro-environnementales et climatiques.

La plupart des productions agricoles issues du territoire, bien que de grande qualité, reste donc commercialisée dans des filières standard. Pourtant, le Territoire de Belfort et l’aire urbaine, comprennent un bassin de consommation important avec comme partout en France, des consommateurs en recherche de nouveaux modes de consommation (produits issus de l’agriculture biologique ou à haute valeur environnementale, produits locaux, …).

Compte tenu de ces deux atouts, productions locales de qualité et important bassin de consommation, David Philot, Préfet du Territoire de Belfort, a souhaité engager un projet alimentaire territorial dans notre département, à la fois pour permettre aux agricultrices et agriculteurs terrifortains de mieux valoriser leur production et pour répondre aux attentes de la population. De nombreuses visites et rencontres ont permis de préciser le contour de ce projet alimentaire territorial parmi lesquelles :

  • le 31 octobre, rencontre avec les organisations professionnelles agricoles à la chambre interdépartementale d’agriculture à la Jonxion
  • le 27 novembre, visite d’une exploitation laitière à Grandvillars
  • le 29 novembre, visite de fromagerie Ermitage à Clerval où est acheminée une partie importante du lait produit dans le Territoire de Belfort pour la production de raclette,
  • le 12 décembre, visite du lycée agricole de Valdoie et de son magasin de vente,
  • le 2 janvier, visite de la fromagerie de Trévillers,
  • le 13 janvier, rencontre avec le maire de Grosmagny pour évoquer son projet de magasin de vente de produits locaux couplé à un atelier de découpe.

Ce projet alimentaire territorial qui devra être porté par une collectivité, a vocation à engager un collectif d’agricultrices et d’agriculteurs dans cinq axes d’action qui ont fait l’objet de groupes de travail :

  • Le développement de la vente directe, clé de voûte du dispositif. Il est convenu de lancer une étude pour définir le nombre et la localisation souhaitable des magasins de vente de produits agricoles locaux. Une réflexion est conduite en parallèle pour mettre en place des partenariats avec les commerces de bouche existants et renforcer l’approvisionnement de la restauration collective en produits locaux, déjà structuré grâce au dispositif agrilocal du Conseil départemental.
  • Le développement du maraîchage : un courrier a été adressé à tous les maires et présidents d’EPCI pour rechercher du foncier permettant d’installer des projets maraîchers. Une réflexion est aussi engagée pour développer des filières de légumes de plein champ chez des agriculteurs non spécialisés en maraîchage,
  • Une meilleure valorisation de la viande via notamment la création, si elle est pertinente, d’ateliers de découpe et d’une unité de fabrication de steack hachés. Les grandes et moyennes surfaces seront aussi associées à la démarche du projet alimentaire territorial dans la perspective qu’elles vendent davantage de produits de proximité, viande notamment.
  • Une meilleure valorisation du lait via par exemple la création d’une unité de fabrication fromagère locale,
  • Le développement de la filière aquacole, principalement la carpe, pour apporter aux consommateurs une offre de protéines non carnées, tout en valorisant les étangs présents dans le Territoire. Le CFPPA de Valdoie est identifié pour piloter cette action qui devrait contribuer à structurer la filière à l’échelle régionale.